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POSITIVE RAGE       
   MG | avril 2005

Originaire de Rennes, 13th Hole fait partie de ces groupes discrets, avançant à son rythme, sans stress ni exubérance. Du coup, le public, tout comme les médias, ont tendance à les oublierů c'est assez logique.

Pourtant, armé d'une nouvelle chanteuse d'origine italienne depuis leur précédent album (à côté duquel je suis lamentablement passé), le groupe possède de sacrés atouts dans son sac.

Elevé aux sonorités de la scène indie noise US, le groupe nous livre un rock bruyant et mélodique, jouant autant sur les dissonances noisy, que les mélodies brutes d'un rock sale. Le mélange sent bon, même s'il manque un peu de tubes. Les ingrédients me touchent mais l'auditeur aura tendance à s'y perdre et à avoir du mal à retenir quelques refrains, malgré le style qui s'y prête idéalement.

Le chant féminin s'efforce à rapprocher le tout d'une scène féminine et bruyante qui plaît, menée de main de maître par des filles telles que PJ Harvey (principale référence venant à l'esprit), ou les trois oubliées de Babes In Toyland. Mais ne vous y trompez pas, l'ensemble n'arrondit pas les angles : noise et dureté rock sont bien au rendez-vous.

Bref, encore une fois, 13th Hole nous livre un album digne de leur talent, avec une production adaptée aux radios (attention parfois à l'excès d'effets) et à un certain grand public (ouvert au rock dissonant), mais suffisamment de fougue pour nous plaire (superbe son saturé de guitare - merci l'ampli Vox) ; malheureusement, si le groupe continue à être si discret et autant absent des scènes, le public risque à nouveau de passer à côté. Dommage.

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ROCK & FOLK           
   HB | mai 2005 (n°453)

Depuis leur début en 1993 et leur participation aux légendaires Peel Session, les Rennais de 13th Hole ont su évoluer sur la longueur sans jamais se renier.

Si leur quatrième album entérine l'importance prise par la chanteuse italienne Isa et les intrusions d'une pop plus aérée, l'influence fondatrice de Sonic Youth reste prédominante à travers un goût prononcé pour les dissonances et les concassages noisy. Démonstration en une succession de dix morceaux ébouriffants, faussement apaisés ou plaisamment décalés.

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ROCK ONE                
   Alain FEYDRI | mars 2005 (n°8)

Avec leurs quelques douze années d'existence, les discrets 13th hole ne sont pas tombés de la dernière pluie. Mais ces Rennais, que renforce Isa, chanteuse d'origine Italienne, avancent à leur rythme, et ce quatrième album confirme un talent reconnu en son temps par John Peel en personne, qui, décidément, avait des oreilles partout.

Si Blonde Redhead, Sonic Youth ou PJ Harvey reviennent avec insistance dans l'habituel descriptif, 13th hole y ajoute sa propre palette, noisy-pop qui ne se perd pas en route et s'éloigne autant que faire se peut du trop frileux plagiat. Et quand "Plagiat" justement sert de titre à l'un de leur morceau, on est en droit d'y voir plus de dérision que de dépit !

D'ambiances troubles en raisonnables dissonances, 13th hole propose là un album très abouti, qui force la curiosité. Mais qui donc est Jack ?

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COCAZINE                 
   Alex G | mars 2005 (n°127)

• Quatrième galette et douze ans d'existence pour ces vétérans de la scène rennaise qui confirment tout le bien que l'on pensait de leur noise-rock énergique. Après deux albums lorgnant indiscutablement vers Sonic Youth, l'intronisation de la chanteuse italienne Isa Valenti sur le précédent Isa et les autres va leur permettre d'établir leurs prétentions mélodiques. Des guitares omniprésentes, une voix alternant hargne et douceur font de ce groupe à mi-chemin entre Blonde Redhead et PJ Harvey, l'un des meilleurs représentant hexagonal du genre.

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MAGIC                     
   Gérôme GUIBERT note: 4/6 | mars 2005 (n°88)

• Comment fonctionnera le groupe du troisième millénaire ? Si la tendance initiée par la circulation informatique des données et le tissage de multiple réseaux underground se confirme, il sera constitué, à l'image de 13th Hole, d'une poignée de potes qui, à côté d'un mode de vie urbain et d'un métier dans le tertiaire, lâchera sa fureur et son énergie créative dans une formation libre, car émancipée de rapporter des capitaux sonnants et trébuchant à ses producteurs. Un groupe amateur au sens noble du terme, autrement dit indépendant des logiques industrielles et d'une rentabilité à courte échéance.

L'histoire des 13th Hole avait pourtant commencé au début des année 90 dans un tout autre contexte, celui d'un jeune combo rennais balancé en quelques jours sous le feu de projecteurs à la façon des nouveautés de la semaine du NME. Un décollage en trombe qui avait permis à 13th Hole de traversé la Manche, jusqu'à bénéficier d'un séjour chez John Peel, enthousiasmé par ces Frenchies ! Un premier épisode qui s'était naturellement terminé par un violent crash, d'une certaine manière aussi violent que le timbre noisy de Headhache, le premier Lp paru en 1993.

Mais les musiciens et leur chanteuse ont pris de la distance, et ce quatrième album, bien assis sur ses bases, dégage un bel ensemble. Le chant féminin, à la limite du cri, est contrebalancé par des refrains pop efficaces, les chansons étant soutenues par des guitares rêches et agressives à souhait. Certaine possèdent même les atours de véritables hits ! C'est Bus Stop, que tout mélomane qui se respecte reprendra en chœur dès la première écoute. Mais des morceaux comme Stoo, Jack ou le singulier Mars (interprété en français dans le texte) sont également bien au-dessus de la moyenne de la production discographique actuelle. Comme quoi l'indépendance a du bon.

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LONGUEUR D'ONDE  
   Alexis FRIKER | février/avril 2005 (n°29)

• Une douceur très ronronnante mâtinée d'excitation hargneuse et innatendue. On trouve chez la chanteuse Isa un bon et beau mélange de PJ Harvey, Alanis Morrisette et Kristin Hersh. Le tout avec son italianité de naissance qui pimente des compositions déjà bien ravageuses.

Avec son quatrième album, le quintet rennais distille puis crache un garage rock dense et efficace à mille lieues de tout compromis bancal. Le son est pur et les dérapages sonores assumés, revendiqués même. Les guitares à tendance noisy s'exitent au bon moment et plongent l'auditeur dans un chaos sonore dévastateur, ultra léché et maîtrîsé. Grains de voix et de guitares s'accordent à livrer un ensemble pêchu et cohérent capable de séduire à la première écoute, tant il est fascinant et débordant d'énergie électrique.

"Jack is back", la vraie, la seule, cette prise jack qui permet de cracher à plein régime ce son exaltant des 13th hole.

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OUEST-FRANCE       
   Christian BEUCHET | 10 février 2005

• Créé en 1997, le label rennais, prononcé limmmmmbo, a vu passer sous l'ampli les fleurons de la pop rennaise. De Lighthouse à 13th hole, en passant par A Cake A Room. Enregistrées à Balloon Farm, le presque mythique studio rennais, les productions Limbo fêtent ce soir la sortie du déjà presque mythique "Jack is back!", nouvel album des italo-rennais.

La tige de paresse enracinée dans la paume, le treizième trou (traduction assez littérale de 13th hole), sentinelle noise en faction depuis plus de quinze ans, prend le contre-pied de la cadence infernale. Quatre albums entre 1852 et 2005, un défi à la loi des grands nombres. Mais ce groupe "dilatoire" trouve dans le lent cheminement la réponse à ses interrogations mélodiques. À la mauvaise langue suggérant maladroitement immobilisme et panne de créativité, le mélomane rétorque restructuration et maturité. Une maturité évidente fortifiée par l'arrivée d'Isa, rossignol bolonais au timbre juste et élégant. Nos PJ Youth à nous.

Fantassins pop peu fardés, the Dude sont issus de cette génération piquée du tube fredonné sous la douche et des lignes mélodiques dignes et inspirées. Refrains à tomber raide, chœurs à l'octave, riffs irréprochables et un set ultra rodé. Ils présenteront à cette occasion leurs nouvelles bombes sonores.

Enfin le début de soirée commémorera le retour de la Maison Lumière genre halogène. Grand-père des signatures Limbo, Lighthouse se reforme pour fêter en famille le retour de Jack. Soirée immanquable.

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OPEN MAG               
   janvier 2005

• Rennes et le rock toujours dans la place, via le label Limbo Records, avec ses vétérans 13th Hole, un groupe franco-italien, déjà parvenu à son quatrième album. À l'intérieur du boîtier, une dédicace à John Peel, l'animateur radio culte décédé récemment, qui a cru en eux, les invitant à participer en septembre 1994 à l'une de ses fameuses "Peel Sessions" sur "BBC One".

C'était un coup de pouce éclairé car le groupe a atteint un très bon niveau: Isa, la chanteuse, a du coffre, la voix hargneuse et l'attitude féline à la PJ Harvey. Sa mélodie travaillée au corps par les dissonances soniques, façon Sonic Youth justement ou Blonde Redhead (des débuts) sonne "acid rock" sans aucune concession au dance "rock calibré".

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LYLO                        
   janvier 2005

• Mortel ! Un combo européen qui distille un wild rock'n roll sexy sonic à faire pâlir plus d'un Ricain (Blonde Redhead, White Stripes, Sonic Youth, PJ Harvey..) avec sa chanteuse italienne et ses guitares rennaises.

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OUEST-FRANCE       
   Philippe Richard | 10 janvier 2005

• 13th Hole change tout et c'est bien. Ce groupe vétéran de la scène rennaise (premier album en 1993) jouait jusqu'ici un noisy rock dense et introverti. Il n'abandonne pas totalement les guitares atonales, mais les intègre à des chansons rock'n roll garage pourvues de fortes mélodies, ce qui lui manquait. Isa, la chanteuse italienne, arrivée en 1999, pousse sa voix (en anglais) avec plus d'assurance, dans un registre qui la rapprocherait de Kim Gordon ou PJ Harvey.

Le son est granuleux et compact efficace bien que manquant d'un chouia d'air, mais on ne peut qu'applaudir cette évolution qui rend cette musique plus accessible, sans qu'on ait l'impression qu'ils se renient. Isa se risque même sur un titre en français avec un accent vraiment charmant qui devrait l'inciter à persévérer dans cette voie. Joli coup !

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MAGIC BOX             
   PB| décembre 2004

• Inflexible. Voilà peut-être l'adjectif qui pourrait le mieux décrire les Rennais de 13th Hole. 12 ans qu'ils sont là depuis un Headache sorti à l'époque chez Rosebud et distribué par Barclay. Un groupe qui a eu l'honneur de faire une "Peel session" et qui n'a guère fait varier sa musique depuis, même avec l'arrivée d'une nouvelle chanteuse italienne et charmante de surcroît, Isa.

13th Hole ne change pas sa musique toujours versée dans la guitare noise (le Jack du titre n'est peut-être pas une personne mais une prise. Première hypothèse). En dépit des modes, pourrait-on dire, même si ce "Jack is Back" arrive à point nommé à une époque qui redécouvre le rock (le Jack est peut-être Jack des "White Stripes" - deuxième hypothèse).

Ce 4e album est plutôt un bon cru, avec toujours un son rêche qui aurait pu être l'œuvre de Steve Albini.

Isa, à la présence proche de PJ Harvey (on lui répète toujours), domine toujours les débats. Elle sert de contre-poids idéal pour mettre tour à tour une douceur féline et une rage mesurée à un épanchement noise (Jack, le meilleur morceau - dernière hypothèse) Les titres sont au minimum de bonne facture, remplissant leur contrat, parfois sans grande imagination non plus (Bus stop, 'Eedy). Ils permettent de patienter pour "50 foot wave", le nouveau projet rock de Kristin Hersch [vidéo].

Mais il y a aussi des raisons de plus s'emballer : Fireworks, Plagiat, des titres aux rythmiques ravageuses, plus variable dans son humeur pour le premier, plus pop pour le second. Même un chat sauvage a parfois besoin d'une caresse de velours.

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PRÉMONITION         
   Frédéric Thébault | mars 2005

• Il y a une bonne douzaine d'années, une nouvelle formation française faisait son apparition, 13th Hole.

Le groupe était complètement en phase avec son époque : guitares saturées à l'extrême, mur du son, chant féminin monocorde, une apocalypse sonore de bon aloi, on se réjouissait de tenir nos Sonic Youth made in France. Le groupe, de surcroît, apportait à sa musique un vrai feeling qui les démarquait d'emblée de la multitude des suiveurs sans talent ni originalité du moment.

Seulement voilà, le temps a passé, et les années soniques avec, du moins au sens où on l'entendait à l'époque, car en matière de bruit il faut avouer qu'on s'étonne d'année en année d'aller toujours plus loin, le bruit étant devenu aujourd'hui presque l'apanage de MTV et des têtes des hits-parades.

Bref, 13th Hole a continué son bonhomme de chemin, et sort aujourd'hui, déjà, son quatrième album. Dès les premières notes, le premier réflexe, c'est d'être content, car on retrouve cette furie qui nous avait toujours accroché, cette intensité dramatique amenée à toute berzingue par les guitares. Et on zappe sur les morceaux, chaque intro est également bigrement prometteuse : de la rage, de la colère, un chouia de désespoir, du pogo pour le corps et l'esprit, tout est pile poil comme on s'y attendait.

Mais pourtant, voilà, c'est justement là que le bât blesse. On ne peut pas dire, ce serait malhonnête et malvenu, que 13th Hole a perdu une once de son talent. Non. Par contre, on peut leur reprocher de ne pas avoir évolué du tout. Certes, le son du groupe a changé, il est plus pur, moins fouillis, et il y a eu une modification de personnel puisque la chanteuse n'est plus la même. Mais qui dit changement ne dit pas forcément évolution. Tout est peu ou prou comme avant, comme il y a dix ans. Alors pourquoi s'enthousiasmer plus que de mesure pour un disque qui, même réussi, a surtout pour effet de vous donner envie de réécouter leur premier album, voire tous les disques dans le même genre qui sortaient à l'époque ?

Dommage, en plus la pochette était marrante.

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